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04.07.2008

SEGOLENE-Note 111

La France contemporaine n'est pas immunisée contre une pandémie, une gangrène qui ronge de plus en plus la politique mondiale; il s'agit de la médiocrité morale des dirigeants de la planète et de leurs rivaux.

Comme je l'ai écrit précédemment, je ne suis ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais du "dessus", comprenne qui pourra! Étant un observateur indépendant de l'histoire de l'humanité en marche, particulièrement celle de mon pays, et  vu mon apolitisme chronique, j'ai toute liberté pour parler des politiciens de mon époque, quelle que soit la couleur de leur étendard.

Un exemple frappant des ravages de cette maladie est le comportement de la plupart des barons du parti socialiste français, particulièrement celui de sa "grande prêtresse", Ségolène Royal.

Pendant sa campagne électorale, lors des dernières élections présidentielles, les discours de celle qui porte un si joli prénom médiéval, Ségolène, ne comportaient que des invectives, des critiques grinçantes et des flèches au curare contre son seul concurrent, le chevalier Sarkozy. C'est en vain que je cherchai, dans ses propos, une quelconque trace de son programme. Il était inexistant.

Ses attitudes compassionnelles, les bras ouverts pour accueillir le bon peuple, ses déclarations de commisération et de charité ecclésiastiques la faisaient ressembler à une vierge salvatrice tombée du ciel en terre de Lorraine, réellement pucelle en ce qui concerne l'enfantement d'un programme alternatif. 

Ségolène de Domrémy était là pour sauver la France, mais cela n'a pas suffit à la faire élire, saint Nicolas ayant détourné, à son profit, les fameuses voix. La "fille aînée de l'Eglise" lui a donc préféré le petit Satan à talonnettes qui avait, lui, un programme clair et bien structuré et une attitude diaboliquement courtoise vis à vis de la vestale en tailleurs étriqués.

La fessée que lui administra la France  ne lui a pas servi de leçon, pas plus qu'à ses frères ennemis, les chevaliers rouges de son parti, dont la cohorte débandée continue inlassablement à critiquer le roi de France et dont le programme semble toujours baigner dans un placenta hypothétique.

Notre amazone, obsédée par l'infatigable Zorro élyséen, vient de mettre le comble à la mesure en récupérant la libération d'Ingrid Bétancourt, l'utilisant, sans vergogne, pour empoisonner sa dernière flèche, osant ainsi souiller, de sa bave royale, la belle fête du Coeur célébrée par toute la nation française. 

Quel manque de dignité, de noblesse d'esprit, de grandeur d'âme, de magnanimité!

Quelle mesquinerie! quelle petitesse incurable!

"France, mère des arts, des armes et des lois", tu l'as échappé belle en ne l'élisant pas!

J'étais tenté d'écrire: en ne l'élysant pas...

Au fait, connaissez-vous la signification du prénom Ségolène?

Ségolène est l'association de deux mots issus du germanique, "sieg" qui veut dire "victoire" et "lind" signifiant doux, douce; les wagnériens penseront aussitôt à la "Sieglinde"de La Walkyrie , héroïne d'essence divine, fille du dieu Wotan,  dont notre pauvre héroïne hexagonale est l'antipode.

Ségolène signifie donc "douce victoire"...

Pour celle qui n'a toujours pas digéré son "amère défaite", c'est ce qui s'appelle bien mal porter son prénom...

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