05.11.2009

CONFERENCE DE PRESSE-Note 160

Une conférence de presse, organisée par le Comité de soutien aux journalistes iraniens, s'est tenue ce mercredi 4 novembre à Bruxelles.

Nous y avons appris que Fariba, épuisée, a dû arrêter sa grève de la faim.

Voici le communiqué envoyé aux principaux médias: 

Conférence de presse

 Par les journalistes Belges

Le «Comité de Soutien» à Fariba Pajooh, et à tous les journalistes iraniens injustement emprisonnés, vous invite à cette Conférence de Presse qui aura le lieu:

Mercredi, 4 novembre 2009 - 11 heures

90 av. d'Auderghem - 1040 Bruxelles

 

Liberez

Fariba Pajooh

 

Elle est intelligente, dynamique, courageuse, elle n'a pas trente ans...

Depuis 3 mois elle est en prison!

 

Journaliste et blogueuse, elle a travaillé pour des journaux réformistes (Etemaad é Melli  notamment) qui ne paraissent plus, elle a raconté sur Internet sa joie de vivre dans une société où il n'y en a plus, elle était rieuse, patriote et optimiste...

Depuis près d'une semaine elle fait la grève de la faim!

 

Fariba Pajooh a été arrêtée le 22 août 2009 par des hommes en civil qui se sont présentés au domicile de ses parents à Teheran. «Ne vous inquiétez pas, ont ils dit à sa maman, nous avons quelques questions à lui poser, elle reviendra vite». Elle n'est toujours pas rentrée chez elle...

 

Nous avons choisi Fariba Pajooh, comme symbole, comme porte-drapeau, pour réclamer haut et fort la libération de tous les journalistes injustement emprisonnés en Iran.

 

Comme 25 de ses collègues, Fariba Pajooh paie sa liberté d'esprit, son amour de la vérité, son combat pour une patrie moderne et démocratique. Après un mois en isolement total, elle a partagé la cellule d'une autre journaliste féminine, Hengameh Shahidi, qui vient d’être libérée. Fariba ne sait pas de quoi elle est accusée, elle ne peut pas avoir de contacts avec ses avocats. Seuls de brefs instants de communication sont autorisés sporadiquement avec sa famille à qui elle confie, dans un sourire triste, qu'on la presse d'avouer (avouer quoi? Pressée comment?)

 

Nous réclamons pour elle, pour Bahman Ahmadi Amouyee, pour Ahmad Zaidabadi et pour la vingtaine d'autres dont les noms sont moins connus, la liberté immédiate et totale.

 

Par la solidarité et pour protéger le métier, nous, certains journalistes belges, francophones et néerlandophones, avons crée un comité de soutien aux journalistes Iraniens qui sont en prison pour une seule raison, parce qu'ils sont journalistes et pratiquent leur boulot indépendamment.

Nous témoignons  notre solidarité avec ces confrères et consœurs brimés, nous exigeons de nos dirigeants qu'ils fassent pression sur le gouvernement iranien pour qu'il les rende à leurs familles et à leur profession, qui est aussi la nôtre.

 

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