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  <title>PROPOS</title>
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  <subtitle>&amp;quot;Luce intelletual piena d'amore&amp;quot; (Dante-Le Paradis)</subtitle>
  <updated>2008-11-14T14:14:45+01:00</updated>
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      <title>SCENES DE LA VIE D'ANTOINE-Note 113</title>
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      <updated>2008-11-14T14:14:45+01:00</updated>
      <published>2008-10-15T22:22:00+02:00</published>
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                              <summary>  Antoine s'assit devant son bureau, dans le bel appartement cossu&amp;nbsp;du...</summary>
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           &lt;p&gt;Antoine s'assit devant son bureau, dans le bel appartement cossu&amp;nbsp;du boulevard Saint Germain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'étant pas encore marié et n'envisageant pas de le devenir dans un avenir proche, il aimait à rester dans ces lieux de sa jeunesse, avec ses parents devenant âgés, mais d'un commerce toujours agréable et respectueux de sa liberté; cet arrangement convenait fort&amp;nbsp;bien à son métier de journaliste qui l'amenait souvent à&amp;nbsp;voyager.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il reprit, à la page du signet, le livre de Dominique de Villepin, &quot;l'Hôtel de l'Insomnie&quot;, son carnet de notes et son&amp;nbsp;crayon à portée de la&amp;nbsp;main. En effet, après&amp;nbsp;avoir été séquestré, lors d'une mission en Afghanistan, pendant presque deux ans,&amp;nbsp;par des talibans, et libéré au hasard d'une intervention des troupes américaines, son journal lui avait accordé, provisoirement,&amp;nbsp;le repos d'une chronique littéraire hebdomadaire, la littérature étant une de ses passions. Ce séjour&amp;nbsp;prolongé&amp;nbsp;à Paris lui donnait le temps d'achever son livre &quot;L'esprit&amp;nbsp;contre le tchador&quot;,&amp;nbsp;relatant son expérience de&amp;nbsp;la lutte du monde, dit&amp;nbsp;libre,&amp;nbsp;contre l'obscurantisme religieux de ces fanatiques dont le seuls argument théologique&amp;nbsp;est le terrorisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il relut&amp;nbsp;cette phrase&amp;nbsp;de l'avant propos du livre sur lequel il&amp;nbsp;avait à&amp;nbsp;rédiger une critique:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Quoique l'on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se sentait très proche de cet homme traqué par une autre sorte de terroristes, les tueurs de réputations,&amp;nbsp;la horde jalouse des envieux, cette curée de chiens affamés des dépouilles de ceux qu'ils auraient bien aimé être, sans jamais y parvenir.&amp;nbsp;Il découvrait, en de Villepin, un homme de coeur. Il fut touché par ce passage:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Jeux anonymes, mouvements de houle nourrissent la rumeur, contes cruels jetés en pâture par des chroniqueurs sourds aux sentiments humains&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et dire que lui, Antoine, faisait maintenant partie de ces chroniqueurs...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'avait jamais cédé à la malheureuse envie de baver sur l'homme publique dont il lisait maintenant le livre. Son éthique l'en avait empêché. Lorsqu'il y avait le moindre doute, il s'interdisait de juger,&amp;nbsp;en accordant&amp;nbsp;le bénéfice à celui qui devait rester &quot;présumé innocent&quot;, selon la formule consacrée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il&amp;nbsp;réalisa soudain&amp;nbsp;que son billet serait difficile à rédiger étant donnée sa volonté de ne pas être &quot;sourd aux sentiments humains&quot;, tout en se tenant en dehors de la mêlée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>VOYAGE AU NIGERIA-Note 112 (suite et fin)</title>
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      <updated>2008-10-07T14:38:14+02:00</updated>
      <published>2008-10-06T22:27:00+02:00</published>
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                              <summary>  Depuis plusieurs semaines, vous l'aurez remarqué, je n'ai&amp;nbsp;nulle envie...</summary>
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           &lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines, vous l'aurez remarqué, je n'ai&amp;nbsp;nulle envie de continuer ma relation de voyage au Nigeria.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai l'impression, peut-être, que ce voyage ne m'a rien apporté de nouveau, c'est mon sentiment dominant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-être l'Afrique m'est-elle devenue banale, sans surprises nouvelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En suis-je revenu&amp;nbsp;blasé? Peut-être.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oh! il serait intéressant, peut-être, de raconter ma réception par le Gouverneur de l'Etat d'Ekiti, avec tout le folklore&amp;nbsp;et l'apparat d'opérette que cela suppose, mon allocution en anglais devant ce personnage haut en couleur et sa cour,&amp;nbsp;et sa réponse très hypocritement et politiquement correcte, lui et moi filmés par la télévision locale,&amp;nbsp;jouant&amp;nbsp;sans illusions,&amp;nbsp;notre rôle, classique&amp;nbsp;du genre,&amp;nbsp;en noir et blanc... Peut-être!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pourrais vous décrire la longue route entre Ibadan et Ekiti, défoncée, bordée de carcasses de camions dépouillées et&amp;nbsp;rouillées,&amp;nbsp;abandonnées ça et&amp;nbsp;là, dans la belle forêt équatoriale,&amp;nbsp;comme des carcasses d'éléphants dans leurs cimetières; cette route,&amp;nbsp;traversant de pauvres&amp;nbsp;villages à la population bigarrée et grouillante,&amp;nbsp;avec des échoppes aux&amp;nbsp;parois de&amp;nbsp;taules et&amp;nbsp;de branchages,&amp;nbsp;débordantes&amp;nbsp;de fruits et légumes et de toutes sortes de marchandises improbables,&amp;nbsp;cette route, vestige de la colonisation anglaise,&amp;nbsp;sur laquelle le chauffeur de notre luxueux 4X4 fait du slalom à toute vitesse pour en éviter les fondrières, cette route&amp;nbsp;ressemble à toutes les routes de ce continent que j'ai déjà parcourues.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous aurez remarqué le nombre de &quot;peut-être&quot; que j'ai utilisés dans les lignes qui précèdent. C'est le signe de mon manque d'enthousiasme&amp;nbsp;à vous relater&amp;nbsp;ce séjour qui ne m'a pas enthousiasmé moi-même. Comment pourrais-je vous intéresser à ce qui ne m'a nullement passionné?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Céline disait que &quot;les voyages sont un petit vertige pour couillons&quot;... Je lui laisse évidemment&amp;nbsp;toute la responsabilité de ce diagnostique, mais,&amp;nbsp;n'ayant pas eu&amp;nbsp;le moindre petit&amp;nbsp;vertige, lors de ce dernier périple, j'aime à penser que je suis de moins en moins couillon...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai donc décidé d'abandonner le projet de vous&amp;nbsp;narrer ce que j'ai vécu au Nigeria.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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      <title>VOYAGE AU NIGERIA-Note 112 (suite n°3)</title>
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      <updated>2008-09-15T21:44:54+02:00</updated>
      <published>2008-09-15T21:35:00+02:00</published>
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                              <summary>  Mardi, 15 juillet 2008  (suite)   Nous sommes à 1000 km de Lagos.   A...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://propos.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;u&gt;Mardi, 15 juillet 2008&lt;/u&gt; (suite)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes à 1000 km de Lagos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'extérieur, un soleil aveuglant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon voisin, allongé sur son relax, ronfle avec modération.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant à moi, je jouis de la fraîcheur agréable que me&amp;nbsp;procure&amp;nbsp;la pose d'une serviette chaude et parfumée sur le visage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du haut de mes douze kilomètres d'altitude, la première image que j'ai du Nigéria est celle d'un pays très vert.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la lente descente de l'avion, je découvre des villes très étendues, formées d'une multitude de maisons et de bâtiments sommaires et&amp;nbsp;bas; comme dans&amp;nbsp;la plupart&amp;nbsp;des pays africains, on ne vit pas en hauteur, mais à l'horizontal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la sortie de l'avion, l'habituelle chape de chaleur m'écrase de son poids humide, mais je ne retrouve pas l'odeur de putréfaction,&amp;nbsp;propre aux autres pays du continent noir que j'ai déjà visités.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'aéroport, longue attente aux guichets de l'immigration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après les formalités et les contrôles&amp;nbsp;d'usage,&amp;nbsp;par des fonctionnaires imbus de leur petit pouvoir et de leurs uniformes au clinquant&amp;nbsp;ostentatoire dont raffolent les africains&amp;nbsp;, je récupère ma valise, avec soulagement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la sortie, j'aperçois mes amis,Henry et Gany, qui&amp;nbsp;m'attendent et m'accueillent&amp;nbsp;avec leur large sourire à la denture éclatante de&amp;nbsp;blancheur...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Accolade à l'africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henry est en boubou, très élégant,&amp;nbsp;mais Gany est habillé à l'européenne, également très élégant; j'apprends qu'il s'embarque, un peu plus tard, pour Bruxelles...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je logerai dans la maison d'Henry à Ibadan,&amp;nbsp;leur lieu de résidence,&amp;nbsp;ville de plus de huit millions d'habitants, située&amp;nbsp;à quelques&amp;nbsp;cent vingt&amp;nbsp;kilomètres de Lagos, mais ce soir nous&amp;nbsp;dormirons&amp;nbsp;dans un petit hôtel local, sans luxe, mais très propre et bien tenu; Henry m'y a réservé une suite&amp;nbsp;où je dispose de deux postes de télévision à écran plat, fixés aux murs du salon et de la chambre, d'une connexion&amp;nbsp;sans fil&amp;nbsp;à internet et de l'air conditionné...que demande le peuple?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;
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      <title>VOYAGE AU NIGERIA-Note 112 (suite n°2)</title>
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      <updated>2008-09-10T15:20:26+02:00</updated>
      <published>2008-09-07T17:20:00+02:00</published>
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                              <summary>  Mardi 15 juillet 2008  (suite)   Ce fut effectivement un voyage de rêve,...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://propos.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;u&gt;Mardi 15 juillet 2008&lt;/u&gt; (suite)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce fut effectivement un voyage de rêve, dans un fauteuil de cuir&amp;nbsp;relax&amp;nbsp;,très confortable,avec un dossier, &quot;masseur&quot; sur commande, à inclinaison variable,&amp;nbsp;transformable en lit, par simple pression d'un bouton. En business, le voyageur a de l'espace vital et&amp;nbsp;tout est à volonté; la nourriture est succulente et les boissons abondantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela sans avoir à en payer le prix... Petite satisfaction mesquine, je vous l'accorde...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant le décollage, j'observe les passagers qui traversent&amp;nbsp;les couloirs de cette classe de privilégiés pour se rendre à leur place, en &quot;economy&quot;; pittoresques ces hommes d'affaires en complet veston, noyés dans une marée de boubous&amp;nbsp;aux couleurs chatoyantes&amp;nbsp;; pittoresques ces expatriés à la peau brûlée et au visage barbu comme dans les films,&amp;nbsp;en défroque de baroudeurs; pittoresque cette foule de nigérians opulents&amp;nbsp;retournant au pays, bardés de livres sterling; pittoresques ces deux religieuses noires, vêtues à l'ancienne,&amp;nbsp;en robes et voiles&amp;nbsp;de drap blanc, dont l'une porte avec respect et précaution une grande statue en plâtre&amp;nbsp;de la vierge&amp;nbsp;qu'elle serre contre son coeur de vierge... Spectacle passionnant, pendant que je&amp;nbsp;déguste mon champagne à petites lampées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant le vol, lecture de différents journaux que l'hôtesse m'a procurés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le &quot;Herald Tribune&quot;, je découvre l'existence d'un écrivain nigérian, de langue anglaise, Uwen Akpan, jésuite qui a étudié aux USA, diplômé de l'Université du Michigan; l'article du journal me donne envie de lire son premier livre,&amp;nbsp;&quot;Say, you're one of them&quot;, qui est un best seller dans les pays anglo-saxons. Je décide de le rechercher dans les librairies de Lagos. Il y&amp;nbsp;est aussi fait mention du &quot;palm wine&quot;; je me jure bien d'en boire dès que possible...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Il y a des noms magiques qui ont toujours stimulé mon imaginaire et ma soif d'aventure; Tamanrasset, capitale du Hoggar,&amp;nbsp;que je survole maintenant, est un de ces noms à la sonorité envoûtante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avion traverse le Sahara de bout en bout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après avoir survolé un petit morceau du Mali, nous passons&amp;nbsp; au dessus du Niger, à l'ouest de Niamey. Encore&amp;nbsp;un nom enchanteur, Niamey,&amp;nbsp;qui évoque des&amp;nbsp;récits passionnants&amp;nbsp;d'explorateurs et de conquêtes coloniales, lues dans ma jeunesse, à l'âge où l'on ne saisit pas toutes les horreurs et les turpitudes&amp;nbsp;de la colonisation, tache honteuse sur l'Histoire de France, comme sur celle des autres nations cupides qui ont&amp;nbsp;dépecé des continents comme&amp;nbsp;l'Afrique&amp;nbsp;dans le seul but de&amp;nbsp;l'exploiter et d'asseoir leur puissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <title>VOYAGE AU NIGERIA-Note 112 (Suite N°1)</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://propos.blogspirit.com/archive/2008/08/06/voyage-au-nigeria-note-112-suite-n-1.html" />
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      <updated>2008-08-26T11:41:47+02:00</updated>
      <published>2008-08-24T23:40:00+02:00</published>
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                              <summary>  Mardi 15 juillet 2008    Je me présente pour l'enregistrement, à l'aéroport...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://propos.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;u&gt;Mardi 15 juillet 2008&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me présente pour l'enregistrement, à l'aéroport de Bruxelles National.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'employée d'Air-France-KLM:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Vous allez à?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Lagos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Votre passeport.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Voici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Désignant ma valise:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-C'est votre&amp;nbsp; bagage?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Oui!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La jeune femme me tend mes documents d'embarquement et mon billet électronique:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Voici, monsieur Bruneau. Ceci est votre &quot;boarding pass&quot; pour Amsterdam. Pour l'enregistrement du vol Amsterdam-Lagos, l'ordinateur m'indique que ce n'est pas encore ouvert&amp;nbsp;à Schiphol (aéroport d'Amsterdam). Vous vous présenterez, là-bas, au guichet des connections où l'on vous délivrera&amp;nbsp;votre &quot;boarding pass&quot;. Mais ne vous inquiétez pas, votre valise est enregistrée et&amp;nbsp;vous suivra automatiquement&amp;nbsp;jusqu'à Lagos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai toujours eu peur que mes bagages n'arrivent pas à bon port, aussi je vérifie soigneusement la bandelette que l'employée a fixée à la poignée de ma valise. C'est bien ça, elle est enregistrée pour Lagos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la première fois que pareil &quot;hiatus&quot; m'arrive, et j'éprouve une petite appréhension. Je ne serai tout a fait rassuré que lorsque j'aurai reçu&amp;nbsp;mon &quot;boarding pass&quot; pour l'avion de Lagos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-----------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'avais pas eu tort de m'inquiéter, car au fameux guichet, à Schiphol, on m'apprend, en me remettant mes documents,&amp;nbsp;que mon&amp;nbsp;vol est &quot;surbooké&quot; (oh! le vilain mot de franglais...) et que je ne suis pas sûr de pouvoir embarquer&amp;nbsp;dans l'avion prévu, mais&amp;nbsp;que, de toute façon,&amp;nbsp;on me donnera une place dans le prochain vol disponible; je dois donc m'adresser directement&amp;nbsp;au guichet d'embarquement pour Lagos et, là, je serai fixé...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je parcours, à grandes enjambées,&amp;nbsp;les longs couloirs du terminal&amp;nbsp;et finit par arriver&amp;nbsp;à la porte d'embarquement&amp;nbsp;en question. Là, je réalise que je suis déjà un pied en Afrique;&amp;nbsp;je traverse&amp;nbsp;des hordes de noirs élégants et de doudous ventrues, fessues&amp;nbsp;et callipyges,&amp;nbsp;auxquelles s'accrochent des grappes de bambins gesticulant et piaillant, parmi des amoncellements&amp;nbsp;de sacs&amp;nbsp;difformes à force d'être bourrés, et j'arrive, nerveux et au bord du scandale,&amp;nbsp;devant l'employée qui trône calmement derrière son comptoir:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Il parait que je n'aurai pas la place que j'ai réservée dans cet avion?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Rassurez-vous, monsieur, on vous trouvera une place...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après avoir consulté mes documents et son ordinateur, la blonde et jolie batave me regarde en souriant:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-Voici votre &quot;boarding pass&quot;, Monsieur Bruneau,&amp;nbsp;vous voyagerez en business class.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et, passant devant tout le monde, je me retrouve, une flûte de champagne à la main, dans le luxe et le confort, pour un voyage de rêve...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <title>AVERTISSEMENT</title>
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      <updated>2008-08-23T21:07:55+02:00</updated>
      <published>2008-08-05T21:50:00+02:00</published>
                      <summary> Non, je n'ai pas été kidnappé par des rebelles nigérians de la région...</summary>
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          &lt;p&gt;Non, je n'ai pas été kidnappé par des rebelles nigérians de la région de&amp;nbsp;Port-Harcourt, dans le delta du Niger...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Étant donné&amp;nbsp;mon silence,&amp;nbsp;malgré l'annonce de la publication de mon journal de voyage, vous auriez pu le croire, à juste titre, car ce genre d'aventure arrive fréquemment dans ce pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hélas non! J'aurais aimé, vu la beauté de la mangrove, être forcé, d'une manière ou d'une autre, d'y résider quelques temps, avec, en plus, le piment des circonstances,&amp;nbsp;mais je n'ai pas eu cette chance, comme je ne l'ai pas eue non plus au Yemen, où j'aurais aimé&amp;nbsp;être enlevé par une tribu d'Hadramaout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon silence est dû uniquement au fait que je n'ai jamais été connecté à internet partout où je me suis trouvé, ainsi que pendant la semaine de congé qui s'en est suivie, et aussi,&amp;nbsp;je dois l'avouer, une certaine paresse...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rassurez-vous, vous ne serez pas épargnés, car je publierai ce journal de voyage&amp;nbsp;à&amp;nbsp;partir du&amp;nbsp;24&amp;nbsp;août prochain, vu que je vais de nouveau circuler, mais, cette fois-ci, parmi les indigènes des Alpes de Haute Provence...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A bientôt donc, mes chers lecteurs et merci de votre impatience...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <title>VOYAGE AU NIGERIA-Note 112</title>
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            <id>tag:propos.blogspirit.com,2008-07-14:1593012</id>
      <updated>2008-08-05T21:21:09+02:00</updated>
      <published>2008-07-14T00:35:00+02:00</published>
                            <category term="Journal" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
                              <summary>   Lundi&amp;nbsp;14 juillet 2008       En route pour l’aventure....</summary>
      <content type="html" xml:base="http://propos.blogspirit.com/">
          &lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Lundi&amp;nbsp;14 juillet 2008&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;En route pour l’aventure.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;Demain&amp;nbsp;matin, je m’embarque, à l’aéroport d'Amsterdam, pour Lagos, au Nigéria.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;Je vais enfin retrouver l’Afrique que j’aime, et retrouver l’aventure.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chacun de mes séjours&amp;nbsp;sur le continent noir m’a réservé sa part de surprises, d’imprévus, de découvertes inimaginables, de coups de théâtre, de risques aussi, affrontés toujours avec mesure, mais jamais sans frémissements.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon Claude Lévi-Strauss,&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;l’aventure n’a pas de place dans la profession d’ethnographe&amp;nbsp;&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je ne fais pas profession d’ethnographes,&amp;nbsp;mais cette science me passionne.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je ne suis pas non-plus un aventurier, au sens péjoratif de ce&amp;nbsp;terme qui désigne la tête brûlée qui se lance dans n’importe quel projet, n’importe où et avec n’importe qui, par appât du gain ou par dépit d’une vie ratée, faisant fi du danger, des principes, des individus, parcourant le monde dans tous les sens et dont on retrouve parfois le cadavre dans un coin perdu de la planète.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je suis un aventurier au sens noble du terme; il me plaît&amp;nbsp;de voyager, car je suis&amp;nbsp;assoiffé de découvertes, découverte de l’inconnu, découverte de l'Homme, de&amp;nbsp;sa culture, de&amp;nbsp;son mode de vie, de&amp;nbsp;ses traditions, croyances et coutumes, découverte aussi de&amp;nbsp;son environnement.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je crois que, sous cet aspect, l’aventure n’est pas incompatible avec l’ethnographie, comme, d’ailleurs, le montrent les récits passionnants de Lévi-Strauss.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est la première fois que je vais atterrir dans un pays d’Afrique anglophone, le Nigéria,&amp;nbsp;ancienne colonie de l'impitoyable Empire britannique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chaque puissance coloniale a marqué de son empreinte les peuples colonisés.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;J’ai retrouvé un peu de la France dans ses anciennes colonies ou protectorats, comme le Tchad, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Conakry ou les pays du Maghreb&amp;nbsp;; j’ai retrouvé un peu de la Belgique au Congo-Kinshasa.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;Tous ces pays sont&amp;nbsp;marqués du&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;vernis de la civilisation des autres, imposée par la force, et dont il ne reste que des écailles à la surface des peuples.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Que vais-je retrouver de l’Angleterre au Nigéria&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce qui m’intéresse, surtout, c’est ce qu’il y a d’authentique sous le vernis, sous les écailles, entre les écailles, mais existe-t-il encore un peu de cet authentique dont les racines plongent dans la nuit des temps&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;J’en doute, car je suis pleinement d’accord avec ces remarques de Lévi-Strauss, pour les avoir, à chaque fois, vérifiées moi-même&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&quot;&amp;nbsp;Voyages, coffrets magiques aux promesses rêveuses, vous ne livrerez plus vos trésors intacts. Une civilisation proliférante trouble à jamais le silence des mers.&amp;nbsp;&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le grand ethnologue, ayant constaté la pollution de toutes les cultures et de tous les lieux de culture, jusque dans les coins les plus reculés de la terre, par ce qu’il appelle «&amp;nbsp;cette grande civilisation occidentale&amp;nbsp;», conclut sa démonstration tristement&amp;nbsp;brillante, dans son livre &quot;Tristes tropiques&quot;,&amp;nbsp;&amp;nbsp;par cette phrase lapidaire, mais indiscutable&amp;nbsp;hélas&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&quot;&amp;nbsp;Ce que d’abord vous nous montrez, voyages, c’est notre ordure lancée au visage de l’humanité.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Avec simplicité, je noterai ce que je verrai de ce pays.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Évitant les&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;poncifs&amp;nbsp;&quot;, je ne relaterai que le &quot;vécu&amp;nbsp;&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est ce qui fera l’objet de mon journal de voyage.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je souhaite donc que ce court séjour, au Nigéria, me permette de mêler, avec la plus grande modestie, un peu d'ethnographie à l’aventure, et aussi aux affaires, prosaïquement commerciales, qui en sont le but premier. D’ailleurs, en Afrique, le business, n’est-ce pas déjà&amp;nbsp;de...&amp;nbsp;l’aventure&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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      <author>
        <name>P.B.</name>
        <uri>http://propos.blogspirit.com/about.html</uri>
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      <title>SEGOLENE-Note 111</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://propos.blogspirit.com/archive/2008/07/01/segolene-note.html" />
            <id>tag:propos.blogspirit.com,2008-07-01:1585275</id>
      <updated>2008-07-14T14:57:34+02:00</updated>
      <published>2008-07-04T15:25:00+02:00</published>
                            <category term="Réflexions" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
                              <summary> La France contemporaine n'est pas immunisée contre&amp;nbsp;une...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://propos.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;La France contemporaine n'est pas immunisée contre&amp;nbsp;une pandémie,&amp;nbsp;une gangrène qui ronge de plus en plus&amp;nbsp;la politique mondiale; il s'agit de&amp;nbsp;la médiocrité morale&amp;nbsp;des dirigeants de la planète et de leurs rivaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme je l'ai écrit précédemment, je ne suis ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais du &quot;dessus&quot;, comprenne qui pourra! Étant un observateur indépendant de&amp;nbsp;l'histoire de l'humanité en marche, particulièrement celle de mon pays, et&amp;nbsp;&amp;nbsp;vu mon apolitisme chronique, j'ai toute liberté pour parler des&amp;nbsp;politiciens de mon époque,&amp;nbsp;quelle que soit la couleur de&amp;nbsp;leur étendard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un exemple frappant des ravages&amp;nbsp;de cette maladie&amp;nbsp;est&amp;nbsp;le comportement&amp;nbsp;de la plupart des&amp;nbsp;barons du parti socialiste français, particulièrement celui de sa &quot;grande prêtresse&quot;,&amp;nbsp;Ségolène Royal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant sa campagne électorale, lors&amp;nbsp;des dernières élections présidentielles, les discours de&amp;nbsp;celle&amp;nbsp;qui porte un si joli prénom médiéval, Ségolène,&amp;nbsp;ne comportaient que des invectives, des critiques grinçantes et&amp;nbsp;des flèches&amp;nbsp;au curare&amp;nbsp;contre son seul&amp;nbsp;concurrent,&amp;nbsp;le chevalier&amp;nbsp;Sarkozy. C'est en vain que je cherchai, dans ses propos, une quelconque trace de&amp;nbsp;son programme. Il était inexistant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ses attitudes compassionnelles, les bras ouverts&amp;nbsp;pour accueillir&amp;nbsp;le bon peuple,&amp;nbsp;ses déclarations de commisération et de charité ecclésiastiques la faisaient ressembler à une vierge salvatrice tombée du ciel en terre de Lorraine,&amp;nbsp;réellement pucelle en ce qui concerne l'enfantement d'un programme&amp;nbsp;alternatif.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ségolène de Domrémy était là pour sauver la France, mais cela n'a pas suffit à la faire élire, saint Nicolas ayant&amp;nbsp;détourné, à son profit, les fameuses voix. La&amp;nbsp;&quot;fille aînée de l'Eglise&quot;&amp;nbsp;lui&amp;nbsp;a donc&amp;nbsp;préféré le petit Satan&amp;nbsp;à talonnettes&amp;nbsp;qui avait, lui,&amp;nbsp;un programme clair et bien structuré et une attitude diaboliquement courtoise vis à vis de la vestale en tailleurs étriqués.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fessée que lui administra la France&amp;nbsp;&amp;nbsp;ne lui a pas servi de leçon, pas plus qu'à ses frères ennemis, les&amp;nbsp;chevaliers rouges&amp;nbsp;de son parti, dont la cohorte débandée&amp;nbsp;continue inlassablement à critiquer le roi de France et dont le programme semble toujours baigner dans&amp;nbsp;un placenta hypothétique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre amazone, obsédée par l'infatigable Zorro élyséen, vient de mettre le comble à la mesure en&amp;nbsp;récupérant&amp;nbsp;la libération d'Ingrid Bétancourt, l'utilisant, sans vergogne,&amp;nbsp;pour empoisonner sa dernière flèche, osant ainsi&amp;nbsp;souiller,&amp;nbsp;de sa bave royale,&amp;nbsp;la belle fête du Coeur célébrée par toute la nation française.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel manque de dignité,&amp;nbsp;de noblesse d'esprit, de grandeur d'âme, de magnanimité!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle mesquinerie! quelle&amp;nbsp;petitesse incurable!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;France, mère des arts, des armes et des lois&quot;, tu l'as échappé belle en ne l'élisant pas!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'étais tenté d'écrire: en ne l'élysant pas...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fait, connaissez-vous la signification du prénom Ségolène?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ségolène est l'association de deux mots issus du germanique, &quot;sieg&quot; qui veut dire &quot;victoire&quot; et &quot;lind&quot; signifiant doux, douce; les wagnériens penseront aussitôt à la &quot;Sieglinde&quot;de La Walkyrie , héroïne d'essence divine, fille du dieu Wotan,&amp;nbsp; dont notre&amp;nbsp;pauvre héroïne hexagonale&amp;nbsp;est l'antipode.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ségolène signifie donc &quot;douce victoire&quot;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour celle qui n'a toujours pas digéré son &quot;amère défaite&quot;, c'est ce qui s'appelle bien mal porter son prénom...&lt;/p&gt;
      </content>
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      <author>
        <name>P.B.</name>
        <uri>http://propos.blogspirit.com/about.html</uri>
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      <title>BOISSONS ALCOOLIQUES OU ALCOOLISEES?-Note 110</title>
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      <updated>2008-07-07T10:35:43+02:00</updated>
      <published>2008-06-24T22:15:00+02:00</published>
                            <category term="Chronique du langage" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
                              <summary> Comme je m'y attendais, suite à ma note précédente, plusieurs...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://propos.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Comme je m'y attendais, suite à ma note précédente, plusieurs lecteurs&amp;nbsp;m'ont demandé si l'expression &quot;boissons alcoolisées&quot; n'aurait pas été&amp;nbsp;plus correcte que&amp;nbsp;&quot;boissons alcooliques&quot; que j'ai utilisée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et bien non, mes chers lecteurs! Pas dans le sens que j'avais à l'esprit. Je m'explique:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une boisson alcoolique est un liquide&amp;nbsp;à base d'alcool, qui contient naturellement de l'alcool en lui-même, suite à sa fermentation, comme le vin, la bière ou l'eau-de-vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une boisson alcoolisée est un liquide dans lequel on a ajouté de l'alcool; c'est le cas de toutes les&amp;nbsp;&quot;mistelles&quot;, comme le vermouth, le madère, le malaga, obtenues par adjonction d'alcool au moût de raisin pour en&amp;nbsp;empêcher la fermentation. Dans ce cas, on dit que l'on a muté ce moût.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mesdames,&amp;nbsp;aimez-vous prendre&amp;nbsp;volontiers du&amp;nbsp;Pineau des Charentes comme apéritif? Moi aussi.&amp;nbsp;Savez-vous que, dans ce cas,&amp;nbsp;vous buvez&amp;nbsp;une boisson alcoolisée,&amp;nbsp;une mistelle, obtenue en mélangeant du moût de raisin de cette belle région Poitou-Charentes&amp;nbsp;à de l'eau-de-vie de cognac?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Permettez-moi, cependant, de vous mettre en garde. Si vous en abusez régulièrement, étant pompettes plus qu'il ne convient, vous deviendrez rapidement alcooliques vous-mêmes. Quant à votre sang il sera, lui,...alcoolisé...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
      </content>
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      <author>
        <name>P.B.</name>
        <uri>http://propos.blogspirit.com/about.html</uri>
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      <title>POMPETTE-Note 109</title>
      <link rel="alternate" type="text/html" href="http://propos.blogspirit.com/archive/2008/06/23/pompette.html" />
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      <updated>2008-07-07T10:35:16+02:00</updated>
      <published>2008-06-23T10:30:00+02:00</published>
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                              <summary> Aucun de mes lecteurs n'est alcoolique, j'en suis sûr. Peut-être que...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://propos.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Aucun de mes lecteurs n'est alcoolique, j'en suis sûr. Peut-être que certains le sont devenus après m'avoir lu, pour oublier mes élucubrations, j'en suis désolé, mais je peux les comprendre...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, il est arrivé à chacun d'entre nous, au moins une fois dans sa vie, d'être ce que l'on appelle familièrement &quot;pompette&quot;; c'est le lot de ceux qui, n'ayant pas l'habitude&amp;nbsp;de boire beaucoup&amp;nbsp;de vin, où autres boissons alcooliques, se&amp;nbsp;sentent soudain guilleret, léger, aérien, les jambes en coton et&amp;nbsp;la tête comme une toupie, après en&amp;nbsp;avoir bu seulement&amp;nbsp;un verre&amp;nbsp;ou deux. C'est cela être &quot;pompette&quot;, c'est a dire légèrement ivre, éméché, émoustillé, gris,&amp;nbsp;et très surpris de l'être.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas l'état du buveur invétéré, de l'ivrogne dont on dit qu'il est beurré, bourré,&amp;nbsp;pété, rond comme une queue de pelle,&amp;nbsp;et qui, ayant pris une bitture ou une bonne cuite,&amp;nbsp;zigzague, vacille et finit par&amp;nbsp;s'écrouler&amp;nbsp;dans le caniveau, oubliant que l'on n'y trouve que de l'eau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, revenons à &quot;pompette&quot;; je me suis demandé quelle est l'origine de ce mot gentillet qui a tendance à tomber en désuétude, à une époque ou être ivre mort est, pour certains, un signe de virilité et&amp;nbsp;un titre de noblesse bachique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus loin où il m'a été possible de remonter est le XVème siècle; à cette époque, il existait un nom commun féminin,&amp;nbsp;&quot;pompette&quot;, qui désignait&amp;nbsp;&quot;une touffe, un noeud de rubans&quot;. Cette définition nous aide à comprendre la description de Rabelais qui, en 1532,&amp;nbsp;dans Pantagruel, au livre premier, emploie la locution &quot;nez à pompettes&quot; pour désigner le nez violacé des descendants de Noé, le premier vigneron de l'histoire humaine. En effet, le rouge ou le violet&amp;nbsp;qui illumine le nez ou&amp;nbsp;la trogne de l'ivrogne le pare, selon cette définition,&amp;nbsp;comme une &quot;pompette&quot; à rubans de semblables couleurs. Je ne puis me priver de vous citer&amp;nbsp;notre malicieux médecin&amp;nbsp;décrivant les conséquences de l'abus de boissons pour les hommes de cette époque patriarcale:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;i&gt;Es aultres tant croissoient le nez ,&amp;nbsp;qu'il sembloit la fleute d'un alambique, tout diapré, tout estincelé&amp;nbsp;de bubelettes, pullulant, purpuré, à pompettes, tout esmaillé tout boutonné et brodé de gueules...&quot;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle langue truculente!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Littré, quant à lui,&amp;nbsp;donne une autre explication qui me semble trop évidente pour être exacte. Il définit une pompette comme étant une petite pompe; le buveur n'est-il pas une pompe à vin? et le petit buveur, une pompette? Trop facile, n'est ce pas?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me rappelle avoir lu, je ne sais&amp;nbsp;où, que pompette&amp;nbsp;serait une déformation de pommettes, lesquelles&amp;nbsp;rosissent sous l'influence de l'alcool. Pourquoi pas?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne quittez pas cette page pour vous précipiter dans votre cave... à moins de vouloir vous consoler d'avoir lu ces quelques considérations, tout à fait inutiles, j'en conviens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, dans ce cas, attendez moi, j'ai besoin, moi aussi,&amp;nbsp;de me consoler... d'avoir écrit ce texte.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allons suivre ensemble&amp;nbsp;le conseil plein de bon sens&amp;nbsp;de ce&amp;nbsp;philosophe angevin:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;i&gt;Il n'y a pas assez de vin pour faire tourner les moulins; il&amp;nbsp;y en a trop pour dire la messe; alors... buvons le!&quot;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais,&amp;nbsp;s'il vous plaît, aidez-moi&amp;nbsp;à remonter l'escalier, si je suis...pompette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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