02.06.2006
L'ENFANT DU CHRIST-Note 63
Comme beaucoup d'entre-vous, j'ai lu le Da Vinci Code.
Je l'ai lu avec plaisir, car je n'y ai pas cherché ce que Dan Brown n'a pas voulu y mettre, c'est à dire une thèse historique ou théologique controversable. Le lisant comme un "thriller" ingénieux, j'y ai trouvé tout l'agrément et le divertissement souhaités.
Il est vrai que cette histoire a engendré chez ses lecteurs de nombreuses questions intéressantes et légitimes dont celle ci:
"Est-il possible que le Christ ait eu une descendance cachée que lui aurait donnée une des femmes de son entourage telle que Marie Madeleine?"
Cette hypothèse est impossible à envisager du strict point de vue biblique.
Je m'explique.
L'idée que le Christ ait engendré une descendance est incompatible avec une des doctrines de base de la Bible, la doctrine de la Rançon. C'est l'enseignement fondamentale du Christianisme qui contient en lui-même l'unique raison de la venue de Jésus Christ sur la terre et qui permet de comprendre pourquoi il ne pouvait ni se marier ni procréer.
En peu de mots je vais essayer de vous l'exposer, sans charger mon argumentation des nombreuses références bibliques qui la sous-tendent.
Tout d'abord, qu'est-ce que la "Rançon", désignée aussi dans certaines traductions des Écritures grecques chrétiennes par les mots "Rachat" ou "Rédemption"?
Accordez moi cette seule citation:
"...Christ Jésus, qui s'est donné lui- même en rançon correspondante pour tous..." (1 Timothée 2:6).
Cette expression "rançon correspondante" est la traduction du terme grec "antilutron (anti = contre, à la place de, et lutron = rançon, prix payé).
Selon la Bible, à l'origine de l'humanité, l'homme parfait Adam, fils de Dieu, créé par Dieu lui-même, est devenu pêcheur en transgressant la loi divine. N'ayant pas encore d'enfants il a soumis ainsi toute sa descendance potentielle à l'esclavage du pêché et de la corruption, avec la mort pour conséquence finale.
Aucun descendant d'Adam ne naissant parfait, personne ne pouvait offrir le prix de rachat équivalent à ce qui avait été perdu, à savoir une vie humaine parfaite sur la terre.
Le Christ, appelé dans la Bible le deuxième Adam, étant également issu de Dieu, naquit homme parfait. Il avait donc une vie humaine parfaite à offrir en rançon. En offrant cette vie en sacrifice, y incluant toute sa descendance potentielle, il a fourni le prix de rachat équivalent à la valeur de ce qu'Adam avait sacrifié. Il a offert à toute l'humanité la rançon nécessaire à la délivrance de l'esclavage du péché et de la mort, avec la perspective de retrouver un jour la vie éternelle parfaite, sur la terre, que les Écritures nomment "la vie véritable". C'était le but de sa venue dans le monde des hommes.
Devant sacrifier avec lui toute sa descendance, comme l'avait fait le premier Adam, il ne pouvait pas se permettre d'engendrer des enfants avant de mourir ce qui aurait amputé la rançon d'une partie de sa valeur.
Voilà pourquoi l'argument du Da Vinci Code ne tient pas, ce qui ne met nullement en cause les qualités de ce "thriller" qui continue à passionner les foules, n'en déplaise aux bigots de tous bords qui crient au blasphème.
Et si vous ne l'avez déjà fait, je vous en recommande la lecture pendant vos vacances.
11:15 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
05.02.2006
LIBERTE D'EXPRESSION-Note 46
Quelle mouche a donc piqué la planète médiatique pour qu'elle persiste à publier ces caricatures du prophète Mahomet?
Tous ces journaux qui invoquent la liberté de la presse, la liberté d'expression, ont-ils perdu la notion la plus élémentaire de ce qu'est la véritable liberté? Ont-ils oublié que toute liberté à des limites quels que soient les noms qu'on leurs donne, respect, dignité, déontologie, éthique, etc...
Ont-ils confondu liberté et anarchie qui, elle, revendique l'exemption de règles?
Où vont-ils s'arrêter?
Trouveront-ils bientôt nécessaire de nous dessiner les ébats sexuels d'un pédophile sous prétexte de participer à la lutte contre ce fléau?
Les caricatures de mauvais goût, qu'ils ont jugé utile de publier, constituaient-elles une information indispensable à l'édification de leur lectorat, importante au point de risquer l'exacerbation d'une situation internationale déjà suffisamment explosive?
Que l'on ne s'y trompe pas, je ne suis ni islamophile ni islamophobe.
Je ne suis qu'un défenseur farouche de la Liberté, la vraie, celle qui rime avec Egalité et Fraternité, dans la belle devise républicaine.
Quant à la mouche qui a piqué la planète de l'islamisme extrémiste, nous ne chercherons pas à l'identifier, car il y a longtemps qu'elle en est crevée, foudroyée par ce poison violent qu'est le fanatisme religieux...
22:50 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Idées en vrac
08.12.2005
LE VATICAN ET L'HOMOSEXUALITE-Note 24
Je ne suis ni catholique ni homophobe, mais la décision récente et officielle de l'Église Catholique d'interdire la prêtrise aux candidats homosexuels m'inspire la réflexion suivante :
Lorsque cette église veut justifier une décision de la plus haute importance, elle s'appuie sur des arguments qui n'ont rien à voir avec les textes fondateurs dont elle se réclame: les Évangiles, les Actes et les Lettres des Apôtres du Christ, textes qui sont tous dans la Bible avec laquelle ils sont en parfaite harmonie.
Pourtant, selon son credo, le Christ, Fils de Dieu, est venu sur terre pour faire connaître à l'humanité la volonté parfaite et universelle de son Père dont il est le Verbe, le porte-parole.
Toujours selon son credo, Jésus Christ a transmis cet enseignement divin à douze apôtres dont certains furent chargés de le coucher par écrit, guidés par l'esprit saint de Dieu pour éviter toute erreur humaine et pour en assurer la pérennité.
Ces textes fondateurs, dont elle se réclame, sont limpides quant à l'homosexualité.
Alors, plutôt que de s'empêtrer dans les méandres de raisonnements oiseux, à la mode du siècle, comme ceux que nous avons entendus ces derniers jours et qui se retournent contre elle, pourquoi ne se réfère-t-elle pas aux textes intemporels du Dieu qu'elle prétend représenter?
Elle aurait pu citer, par exemple, ces deux-ci, choisis parmi tant d'autres:
"Tu ne devras pas coucher avec un mâle comme on couche avec une femme. C’est une chose détestable.” (Lév. 18:22).
ou
"Ne vous égarez pas. Ni fornicateurs, ni idolâtres, ni adultères..., ni hommes qui couchent avec des hommes... n'hériteront du Royaume de Dieu." (1 Cor 6: 9,10).
Pourquoi tourner autour du pot, alors que la substance même de leur foi, qui se trouve dans ce pot, la Bible, ne prête pas à confusion?
Serait-ce parce qu'ils ont peur d'aller à contre-courant et de s'attirer les foudres des bien-pensants de ce monde?
Serait-ce parce que lorsque l'on soulève le couvercle de la marmite, tout ce que l'on y trouve condamne cette Église comme apostate et ses conducteurs pharisaïques comme des imposteurs?
Que l'on ne s'y trompe pas, ces remarques ne sont pas dirigées contre les homosexuels; ce n'est pas le but de ce blog qui ne se veut pas polémique.
Ces réflexions ne sont qu'une éruption de ce magma qui bouillonne au fond de mon être, la haine de l'hypocrisie religieuse.
09:31 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Idées en vrac



